Nouvelle Approche disciplinaire

En ce moment, vous vous en doutez, mon principal projet d’écriture est la suite de mon premier roman, Hantise.

La Suite me donne beaucoup de migraine.

D’abord, le récit. J’ai recommencé à quatre reprises, chaque fois à un point différent dans la trame temporelle. Le premier brouillon commençait deux ans après Hantise, le deuxième débutait un an plus tard…finalement, La Suite commence deux semaines après les derniers évènements de Hantise.

Mais ça ne fonctionnait toujours pas.

Quelque chose clochait et je ne saisissais pas c’était quoi le problème. Après plusieurs faux-détours, j’ai réalisé que mon problème possédait deux fronts. Premièrement, lorsque j’avais élaboré les lignes directrices de la trilogie, l’histoire se concentrait sur l’héroïne, Robin, et sur sa descente aux enfers (insérez ici un rire maniaco-diabolique). Puis, je me suis rendue compte qu’en fait, c’était plus que ça, ce n’était pas juste son histoire que je voulais raconter mais aussi l’histoire de Vince, Phoebe, la Confrérie, le Cercle de Damaküs… je devais élargir mes perspectives de narration. Deuxièmement, la relation entre Vince et Robin = ugh. Il n’y avait plus de tension, plus d’obstacles à surmonter… d’où la « platitude » des premiers jets de La Suite. Je suis retournée en arrière, j’ai re-modifié la fin de Hantise, et j’ai re-re-re-re-recommencé La Suite. Mais encore là, j’ai frappé un mur.  Un élément important de l’histoire me donnait du fil à retordre et m’empêchait d’avancer.J’ai dû patienter, réfléchir, agoniser, bramer et chialer jusqu’à ce que ça débloque et que je tienne une intrigue solide en main.

Et encore… ce n’était pas suffisant.

J’ai retroussé mes manches et j’ai redéfini mon approche disciplinaire. Je me suis procurée un cahier rouge et un petit cahier noir quadrillé, que j’ai surnommé Les Essentiels (ou, si vous préférez, Les Amigos).

IMG00235-20110123-1901IMG00236-20110123-1901 Dans le El Rojo, je décris mes personnages dans les moindres détails : leurs motivations, leurs craintes, les bouleversements auxquels ils feront face dans La Suite, leurs passés et leurs futurs (s’ils en ont un… gné hé hé).

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J’élabore un schéma de l’intrigue, je fais un brainstorming des indices que je dois implanter ici et là durant mon écriture et je me pose des questions que j’abandonne en suspens (c’est bien de se laisser une marge de manœuvre, histoire de nous surprendre nous-même). Puisque La Suite est divisée en 4 parties, je résume d’abord ces parties en quelques phrases que je développe ensuite sur plusieurs points qui formeront les chapitres de ces dites parties. Et bien sûr, je connais la fin.

IMG00240-20110123-1903 IMG00238-20110123-1902 Le petit cahier noir quadrillé (quadrillé parce que je me suis trompée de paquet, vive les gens dans la lune) est une innovation que j’ai adoptée depuis le Nanowrimo 2010. Comme quoi, ça n’a pas juste été un Major Fail. Après chaque séance, je note mes progrès, le nombre de mots, les questions soulevées durant la rédaction et auxquelles je répondrai après avoir terminé mon brouillon. Durant ma ré-écriture, je n’aurai qu’à survoler El Minus Quadrillos pour guider mes recherches et mes corrections.

(Les Amigos ne sont pas mes seuls Essentiels. Il y a aussi El Café, El Thé Verde, El Barre de Chocolatina et El Musica del Backstreet Chicos).

Ma révolution disciplinaire ne s’arrête pas là. Mes séances étaient éparses, désorganisées, souvent futiles. Je pouvais écrire dix pages en un jour et cinq mots en trois semaines. Après plusieurs calculs, débats avec moi-même et consommations névrotique de caféine, j’ai décidé d’écrire 500 mots par jour, ni plus ni moins. Je devrais approximativement terminer le premier brouillon de La Suite entre la mi-mars et la mi-avril (Si Dieu m’aime). C’est frustrant au début, 500 mots. Parfois, j’ai envie d’écrire plus, tellement plus, mais je m’oblige à m’éloigner du clavier et de passer à autre chose. D’un côté, c’est mieux comme ça parce que je ne m’installe jamais devant une page blanche. D’autres fois, quand l’écriture est pénible, 500 mots, c’est le paradis sur terre. Et mes jours de congé, je lâche la pédale douce. Je me permets d’écrire un peu plus, mais jamais moins que 500 mots. Bon, pour l’instant, ce n’est pas encore arrivé, ça fait juste une semaine que je me suis fixée ce quota.

Hé oui, je recommence depuis le début. Je me suis créée un nouveau fichier que j’affiche côte à côte avec le brouillon original et je réécris, en laissant de côté ce que je juge inutile. Sincèrement, je ne le regrette pas.

Envoyez –moi vos ondes positives!

Sinon, vous, quelle est votre approche disciplinaire?

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12 thoughts on “Nouvelle Approche disciplinaire

  1. +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
    Ondes positives x1000 !
    J’aime bien ton idée d’écrire 500 mots par jour (je trouve dommage de se limiter par contre si jamais l’inspiration est là !) mais avoir un objectif journalier permet conserver une précieuse discipline parce que de mon côté quand je la perds, je dois batailler pour la retrouver. En tout cas, je te trouve bien ordonnée avec tes carnets, j’aimerais bien l’être un peu plus moi !

    Hors sujet mais peux-tu m’envoyer ton adresse courriel sur Facebook ? Merci !

    • Merci pour les ondes positives!

      500 mots, c’est limite, c’est vrai, mais je veux commencer par ça, voir si je suis capable d’atteindre un objectif précis chaque jour. J’ai lu sur un blog, il y a pas longtemps, les bienfaits de cette méthode… argh, dès que je retrouve le lien, je te l’envoie.
      Dès que je serai entrée dans la routine, j’augmenterai peut-être mon quota à 800. Mais 500, c’est une valeur sûre… c’est deux pages, même pas.

      Est-ce que c’est ce que je pense que c’est????? *saute partout*

  2. Je dois avouer que j’adore te lire. Faudrait peut-être que j’applique les mêmes principes dans certains domaines de ma vie. D’ici-là, oublie pas que je veux savoir quand Hantise sort, parce que je me retiens de te demander de m’envoyer un chapitre pour que je goûte à ta plume un peu plus que quelques mots par-ci, par-là. (je lis Socrate/Platon pour un cours et je désespère..)
    Tu es bien partie pour écrire Toute La Suite cette année, avec ton approche disciplinaire! 😉

    • Et moi j’adore tes photos… étant une égocentrique de première, je me permets de chialer que tu ne postes pas assez souvent ;P
      La discipline est un art qui s’affûte avec le temps… or so I like to tell myself whenever I procrastinate, hahaha. Mon travail était tellement erratique, je me suis obligée à me poser certaines conditions afin de le faire avancer. Jusqu’à maintenant, ça fonctionne, mais est-ce que ça va durer? On (la communauté lunatique de la Galaxie) l’espère bien.

      Bouuuuuh, Socrate et Platon. Ça me rappelle un certain travail de session dans un certain Cégep que nous connaissons toutes les deux… j’ai surnommé, Le Travail de Session de La Muerte. 40 mille pages de dialogue socratique, c’était à mourir, non?

      Envoie-moi ton email que je te sauve de cette dépression. xox

  3. °°
    Je suis admirative : de tes cahiers bien pleins (j’ai jamais su tenir ce genre de choses mais j’adore les shémas de ce genre), mais aussi de ta retenu ou ton énergie à recommencer encore et encore.
    Tu as naturellement toutes mes ondes positifs en stock ❤

    Je n'ai pas vraiment d'approche disciplinaire en ce qui me concerne : selon l'histoire je fais un plan ou je m'en passe, parfois je me penche juste sur le plan d'un petit bout. Sinon j'écris… et j'écris "xD
    Juste 500 mots par jour j'y arriverais pas

    • Merci pour les ondes! Je me sens super choyée.

      J’adore tout simplement les cahiers, faire des plans, gribouiller les persos… ça me travaille l’esprit et ça me permet d’organiser mes idées.

      Je me suis imposée une discipline pour me donner un rythme d’écriture régulier. Mais l’important, c’est d’écrire et tu le fais et je suis fière ^_^. Alors je t’envoie à mon tour, en colis express, un condensé d’ondes positives. xox!!!!

  4. Vas-y Aariii ! POSITIVE POSITIVE POSITIVE.
    *Envoit des tonnes de pigeons voyageurs plein de courage*

    Tu cogites vachement, ça m’impressionne.
    Je suis derrière toi ; je te suis dans l’ombre, tapie à l’abris de ton regard… MUAHAHA. Oui, je te stalk, en gros. Mais dis comme ça, ça fait assez pervers.

    J’ai tellement hâte de voir tout ton travail une fois que tu sera arrivé au bout =D Courage ! Je pense à toi et à Hantise très souvent, qui reste une merveilleuse lecture et une merveilleuse surprise (WAH. C’te déclaration en live, là).

    Des carnets pour gribouiller tout plein d’idées. Brouuh, j’adore ça !
    Tu me donnes envie de refaire de même…

    Let’s fight Aari ! Tu vaincras !

    • Hihi, tu peux m’appeller Edi maintenant ;P ou Didie, le surnom que je me suis donnée. Et t’inquiète, je suis LA stalker NUMBER ONE, si tu savais le nombre de personnes que j’épie en cachette… buahahahaha!
      Ton commentaire me touche beaucoup, et ça m’encourage. Je tâcherai de ne pas te décevoir! *yeux brillants de détermination* Merci pour les pigeons (!!!) et j’espère t’inspirer aussi. GROS BISOUS MOUILLÉS. XOX.

      PS: psssssttt, entre Stalkers Agrées, je te suggère d’aller faire un tour sur le blog d’Audrey Parily; il y a rien de plus inspirant, crois-moi… en moins de temps qu’il fait pour dire “euh…”, t’es déjà en train de dévorer la moitié de ses archives…! Oh, et aussi fais un petit tour par .

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