Bon…

…Je n’osais rien dire au début, parce que je jugeais mon opinion peu pertinente (et aussi parce que je m’en foutais plus que d’autre chose) mais là, plus je m’initie dans le milieu, plus je parcours les blogues et plus je lis sur le sujet, plus je commence à m’échauffer sur cette division entre les auteurs « littéraires » et les auteurs dits de « genre populaire ». Naïve que j’étais, j’ai toujours cru que les écrivains (et encore là, y a des dissensions sur l’emploi de ce terme! Que Bouddha me vienne en aide, please, ma patience s’effrite.) formaient une One Big Happy Family.

Mais la réalité n’est pas tout le temps rose.

Je ne comprends pas pourquoi cette division a lieu. Elle ne devrait pas. Oui, on n’écrit pas tous la même chose, de la même façon, avec la même vision et surtout pas dans le même genre. Toutefois, nous possédons tous le même but, non? To entertain the reader.

Un livre, ça reste ce que c’est, un livre. Et le dernier mot, c’est le lecteur qui l’a. Pas toi, le petit pète-cul qui n’écrit que pour la strate élitique et qui pense que les autres n’écrivent que de la merde (même si tu n’emploies pas ces mots, c’est ce que je lis pourtant) pour le commun, pour le prolétariat, pour le dernier des imbéciles venus.

Je trouve ça pathétique de considérer ceux qui lisent des livres « populaires » comme des imbéciles, de leur attribuer un intellect sous-zéro parce qu’ils n’ânonnent pas Sartre (juste un exemple) comme le fond de leur poche. J’en ai lu des tas de livres, de la science-fiction comme du polar, de la chick lit comme de la fantastique, de l’horreur comme de la jeunesse, des autobiographies comme des biographies,  de l’historique comme de l’érotique. J’ai aussi lu des essais, du théâtre, de la non-fiction, des théories médicales/psychologiques/politiques/sociales et j’en passe. J’ai trempé dans les Harlequins (oui, argh) comme dans les finalistes Goncourt. J’ai aimé et j’ai pas aimé, j’ai touché et j’ai pas touché, j’ai fait mon opinion sur certains, sur d’autres non.

Lire un livre “populaire” ne fait pas de moi quelqu’un qui ne sait pas apprécier la littérature mais quelqu’un qui apprécie la lecture sous toutes ses formes.

Oui, ça m’est arrivé (souvent) de juger certains romans comme étant de la poubelle

*regard discret vers la collection Harlequin*

mais ça c’était mon opinion en tant que lectrice. Si le livre existe, c’est que d’autres l’ont aimé. Et ça finit .

Lire est supposé d’être un plaisir. Que ce soit pour rire, pleurer, réfléchir, s’instruire, se distraire, s’émouvoir; on lit parce qu’on veut s’évader un moment. Peu importe le résultat, notre intellect en est touché d’une manière ou d’autre, de façon positive ou négative. Et ce plaisir brut, c’est nous les écrivains, les auteurs, whatever, qui se chargent de le procurer. Nous voulons tous la même chose (en plus de faire de l’argent durant le processus ;P). Pourquoi se dénigrer entre nous? Je trouve ça con.

That was my two cents.

Oh non, en fait, je tiens à terminer sur ceci :

N’ayez jamais honte de ce que vous écrivez.

Et surtout, n’ayez jamais honte de ce que vous lisez.

Advertisements

6 thoughts on “Bon…

  1. Tu m’en apprend une là Oo Sans me dire que les écrivain était une “one big family” je ne pensais à autant de dénigrement dans le milieu.
    Tu es tombée sur quel blog pour avoir eu besoin de l’exprimer ? (parce que y’a bien eu un article déclencheur nan ?)

    En tout cas je suis d’accord avec toi : y’a différents genres de littérature et qu’on apprécie ou pas il faut respecter ce que chacun choisit pour soi (regard diagonal gauche vers mes livres étudiés en fac de Lettres Modernes qui m’allaient pas… regard diagonal droit vers des livres que je ne relirais plus jamais…)
    Mais là aussi le lecteur doit accepter d’essayer d’autres genres ou de creuser son niveau de lecture. Ce que tu penses des harlequins (non jamais lu, j’avoue que je sais d’avance que ça me plaira pas donc bon :p) je le pense de Marc Levy.
    Je n’ai pas encore incendié sur place mes amies qui aime ça pour autant… même si je regrette parfois une réponse comme “bon j’essayerais un de tes livres pour voir”.

    Mais on s’éloigne là je disais donc : Tu as bien raison, c’est déjà assez dur le monde de l’édition : faut se serrer les coudes !

    *ouh déjà à la bourre mince ! *

  2. Rien à ajouter si ce n’est : je suis totalement d’accord avec toi. L’essentiel, c’est d’écrire et de lire. Je discutais de ça justement avec un ami auteur et on est arrivés à la conclusion que ceux qui dénigrent les livres populaires devraient se rendre compte que c’est peut-être grâce à ces livres-là que les lecteurs vont ensuite découvrir des livres dits littéraires. Tout le monde ne commence pas par lire du Proust à 15 ans, moi aussi j’ai lu des Harlequins mais ça m’a vite tannée et j’ai eu envie de lire autre chose comme Sartre (qui est un de mes auteurs préférés).

  3. L’élite qui dénigre la littérature populaire n’a pas l’air de se rendre compte qu’au passage, elle méprise des millions de personnes! Ces auteurs-là vivraient très mal un succès international. On a presqu’envie de leur souhaiter! hihihi

  4. J’aime ton billet (et l’autre d’après aussi). Je viens de découvrir ton blog!
    Moi, je lis de tout : ça dépend de mes humeurs et de ce que j’ai envie de ressentir quand je ferme le livre. Y’a des jours, on souhaite des histoires qui finissent bien (la vie, de toute façon, finit toujours par la mort) et des jours ou je veux que ça me dérange.
    C’est pareil dans le milieu de la musique: plus les gens sont populaires, moins c’est bon pour l’élite 😉 À croire que l’élite ne peut pas aimer des choses communes à tous.

    • Bienvenue sur mon blog, Idmuse, et merci de laisser une trace de ton passage, ça fait plaisir :P. J’ai eu moi-même le plaisir de découvrir ton blog il y a quelques mois et j’aime bien les petits extraits de tes écrits (et les vidéos, tehee). J’adore surtout tes réflexions. Et nous avons un point en commun: Brébeuf!!! (Tape là!)

      Quant à mes lectures, si j’apprécie les récits qui se terminent bien, je préfère ceux qui me dérangent, qui me chicotent pendant des heures après la fin de la lecture, qui m’empêchent de dormir et qui me font râler après l’auteur parce qu’ils me retirent des minutes de sommeil précieuses.

      Et puis l’élite? Baaaah, on s’en fout tu d’eux autres, finalement? ;P

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s