Le Salon du Livre de Montréal… ou comment j’ai réussi à me faire détester par le préposé au vestiaire

Oui, oui, je sais, pas mal en retard mon compte-rendu. Mais j’ai quand même envie d’en parler alors voici:

Je n’ai pas remis les pieds au SLM depuis le secondaire 3 (ou 4 ou 5 ou 2). Alors c’était comme si je le redécouvrais pour la première fois, samedi passé.  Avant de partir, je me suis donné trois conditions :

1-      Ne bégaie pas lorsque tu parles avec un auteur. S’il te plaît.

2-      Tu n’as pas le droit d’acheter plus de trois livres.

3-      Ne perds pas ton ticket des vestiaires.

J’ai à peine fait deux pas dans le Salon que j’avais déjà envoyé ma deuxième condition aux poubelles. En moins de dix minutes, j’ai acheté trois romans jeunesse (et je BLÂME la petite Frédérique des Éditions Les Intouchables pour avoir été si charmante et patiente avec mes questions et qui m’a fait faire le tour pendant vingt minutes avant que je ne me décide). Ensuite, j’ai flâné un peu partout, aussi fébrile que si c’était déjà le temps des Fêtes. Le SLM, c’est mon fantasme numero uno : une immense librairie avec en PRIME, des auteurs en chair et en os.

Bien sûr, je me suis arrêtée chez Mortagne, où j’ai pu discuter avec Elisabeth (Filles de Lune), Audrey (Passionnément givrée) et Louise Gauthier (Schisme des Mages et Le Pacte des Elfes-Sphinx). Louise m’a fait participer à un concours que j’ai gagné, HA! (Un livre de sa série, de mon choix, gratis!). J’en suis contente, mais j’ai quand même l’impression d’avoir triché, ugh.  Audrey est absolument charmante et j’aurais bien aimé discuter plus longtemps avec Elisabeth (mais la fille derrière moi qui attendait de faire signer son livre me poignardait du regard).

Je suis retournée au SLM lundi, cette fois-ci accompagnée de A. (oui, la même A. qui m’a refilé sa sale grippe il y a quelques mois). On s’est excitées comme des gamines devant les albums des Nombrils  et on a passé une heure et demie devant les livres de Dominique Demers qu’on a lus mille fois chaque.

En gros, j’ai eu du fun.

Quelques anecdotes en vrac:

–          J’ai acheté le même livre deux fois (c’est bien typique de ma part). Mais Québec Amérique accepte de m’échanger l’un des livres. C’est ça qui arrive quand on est une lectrice compulsive.

–          J’ai failli me péter la gueule dans les escaliers. Devant une centaine d’adolescents en uniforme. C’était vraiment pas cool comme expérience. Humiliation extrême.

–          J’ai acheté un livre plus par politesse que par intérêt… après avoir discuté pendant dix minutes avec l’auteur, c’était un peu difficile de repartir les mains libres.

–          Hé oui, j’ai QUAND MÊME perdu mon ticket des vestiaires. Les préposés m’ont lancé des regards de jugement dernier.

–          J’ai vu Dominique Demers!!!! En VRAI!!!! Seuls ceux et celles qui ont lu ses livres quand ils étaient gosses peuvent comprendre mon choc.

–          J’ai pleuré en (re)lisant Marie-Tempête, de Dominique Demers. Ce livre est d’une pure beauté littéraire. Je déteste DD. Écrire comme ça, c’est un crime, elle devrait être en prison.

Je feuillette mes achats et je réalise à quel point j’ai snobé les auteurs québécois pendant trop longtemps. Parce que c’est jamais de ma faute, je BLÂME les cours de littérature québécoise au Cégep. Il n’y a rien de pire pour vous sécher l’envie de lire les livres d’ici. Excusez-moi, mais ça suffit les Marie Chapdelaine, les Survivants et les Jean Rivard le Défricheur (300 pages sur la vie d’un dude qui coupe du bois? COME ON). C’est PLATE, mais tellement PLATE.

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4 thoughts on “Le Salon du Livre de Montréal… ou comment j’ai réussi à me faire détester par le préposé au vestiaire

  1. Hahahah j’ai bien ri! Et je dois dire que j’ai lu les mêmes livres que toi en litt. Qc. Et en plus (parce que j’avais double parcours): Les anciens canadiens, du Louis Hamelin (ça c’était chouette), et du Godbout (ça aussi, c’était chouette).
    Mais j’admets que je suis plus Fr que Qc, donc… je me suis rattrapée cette année 🙂
    N’empêche qui faut lire Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu. C’est la mort.

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