Quarantaine

 

Le mois de novembre a toujours été pour moi un synonyme du mot GLAUQUE. Le froid qui s’installe sournoisement, le temps maussade, la menace préimminente de l’hiver, le stress associé aux examens de mi-session, les dissertations qui ne cessent de s’empiler, l’absence inquiétante d’activités intéressantes… et j’en passe.

Cette année, pourtant, c’est différent.

Mon mois de novembre s’annonce pas mal excitant. J’ai des tas de projets qui m’attendent et je n’ai que trop hâte de m’atteler à la tâche. Je dois réviser mon premier roman, participer au Nanowrimo et terminer le Sk8tescript. 30 jours de pure fébrilité littéraire.

Pour ce, je me suis prévu une semaine de « vacances » durant laquelle je me mettrai en quarantaine. Qu’est-ce qu’une quarantaine littéraire? Une semaine de réclusion totale dans un coin perdu, sans aucun contact avec le monde extérieur. C’est-à-dire, pas de téléphone, d’internet, de télévision et pas de Facebook non plus (*GASP*). J’attends et j’appréhende ce moment où je quitterai pour les Cantons de l’Est avec pour seuls compagnons Monsieur Toshiba,  Messires Cahiers Moleskine, Madame Stylo Rouge et Lord Pouce-Mine.

Ça fait longtemps que je rêve d’une telle escapade, mais plus le jour J approche, plus je me demande si j’ai pris la bonne décision. C’est que, voyez-vous, je suis une peureuse finie. Me retrouver complètement seule pendant une semaine dans un chalet inconnu est le meilleur moyen de me laisser avoir par mon imagination débridée. Surtout depuis que j’ai vu le film Activité Paranormale (pas question que je voie la suite avant mon départ, d’ailleurs). Imaginez qu’en plein milieu de la nuit, j’entends des bruits de pas et que c’est un démon et que je n’ai aucune issue à part la forêt d’à côté qui pullule d’esprits en agonie ou PIRE, de zombies qui me pourchasseront jusqu’à ce que je sois coincée devant un gouffre qui s’ouvre sur le néant et je devrai faire face à un choix fatidique, soit me jeter dans le vide, soit me laisser dévorer et bien sûr que la question ne se pose pas, je me jette sans hésiter.

Vous voyez ce que je veux dire?!

 

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4 thoughts on “Quarantaine

  1. Oh comme j’envie ta quarantaine, j’ai toujours rêvé de faire ça ! Bon, OK, pour les zombies et les démons, je compatis, mais le reste… J’ai hâte que tu nous racontes comment tout s’est passé !

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